Salle comble pour la première matinale BCorp à Toulouse

Chroniques en 3D

22 novembre 2019

Jeudi 21 novembre, Alter Ego organisait un petit-déjeuner de présentation du label B Corp, pour la première fois dans la ville rose.

Organisé autour du témoignage de différentes entreprises possédant cette exigeante certification et implantées dans notre région, l’événement a rassemblé un auditoire attentif, composé de professionnels de tous les milieux : grands comptes, entreprises de l’Economie Sociale et Solidaire, associations, start-ups, consultants…

Connaître et comprendre l’organisation B Corp

Climène Koechlin, coordinatrice chez Utopies et référente du mouvement B Corp en France, a rappelé les origines de ce label international autour des concepts de « Benefit Corporation » et « Business for purpose ».
Les dimensions de transparence et d’accès libre propres à B Corp sont également fortement ressorties.

En effet, la grille de questions servant de base au BIA – Business Impact Assessment, le process de certification B Corp – est accessible en ligne gratuitement à l’adresse bimpactassessment.net : toutes les entreprises intéressées peuvent remplir le questionnaire et ainsi s’auto-évaluer quant à leur niveau de maturité RSE.

De même, les scores obtenus par les entreprises certifiées sont publiés sur le site de B Corp, avec le détail par thématique analysée (gouvernance, employés, communauté, environnement, clients).

Petit conseil donné par Climène aux entreprises souhaitant se labelliser : avant de faire appel aux auditeurs B Corp pour rejoindre officiellement la communauté, faites en sorte de dépasser très largement le minimum de 80 points exigés lorsque vous répondez au questionnaire. L’audit final prend en effet en considération plusieurs critères croisés qui viennent pondérer la note initiale.

Les témoignages des intervenants

Pierre Chevelle, qui animait cette matinale, a ouvert l’événement en soulignant l’attente très forte des nouvelles générations quant à la quête de sens professionnel, et à la nécessité pour les entreprises de questionner leurs modèles et de les réinventer si besoin.

Que ce soit des entreprises membres de la communauté B Corp depuis plusieurs années, comme Château Maris ou microDON, ou au contraire des fraîchement labellisées comme RH Performances ou PHENIX, cette labellisation est pour elles une façon de structurer leur démarche de responsabilité sociétale, en formalisant leurs engagements et en progressant de façon continue.

L’exhaustivité du BIA, et le fait qu’il soit constamment remis à jour, permettent aussi de balayer tous les sujets où l’entreprise a un impact.

Comme souligné par Alice HUA de PHENIX et Hannah EGEA de Château Maris, ce n’est pas parce que l’entreprise a construit son business model sur une thématique bénéfique du point de vue environnemental (solutions anti-gaspillage pour Phénix, vin biologique pour Château Maris) qu’elle ne sera pas challengée par B Corp sur tout un tas d’autres sujets – par exemple la gouvernance, la relation clients, les ressources humaines…

Même son de cloche du côté de François RIVALAN pour Alter Ego : bien que l’entreprise soit tous les ans évaluée par Ecocert selon le référentiel ISO 26000 depuis 2011, répondre au questionnaire du BIA et décrocher le label B Corp en 2018 n’a pas été facile.

Mais le temps et les efforts consacrés par ces 6 entreprises pour faire partie de la communauté B Corp n’aura pas été vain : aucune ne regrette d’avoir fait ce choix, qui traduit leur conviction qu’une entreprise peut – et même doit – conjuguer business et mission sociétale, rentabilité et responsabilité (environnementale, sociale, sociétale) pour perdurer.

Et les participants, qu’en ont-ils retenu ?

C’est encore eux qui en parlent le mieux ! Voici quelques commentaires publiés sur LinkedIn suite à l’événement :

« Congruence, affirmation de la culture d’entreprise, transparence de la gouvernance, impact environnemental et social… et aller toujours plus loin, pas à pas. Rien que la démarche d’évaluation en tant que telle apparaît comme un cadre structurant à travers les témoignages des structures qui se sont engagées dans la démarche. »

« Réconcilier business et performance avec responsabilité sociale et environnementale, diversité, solidarité, inclusivité »

« Quel plaisir de voir l’émulation autour de ce grand sujet qu’est la RSE ! #BCORP #BUSINESSFORGOOD #KEEPGOING #TOULOUSE « 

Parmi les questions posées :

  • B Corp, Lucie, ISO 26000, EcoVadis… Y a-t-il une guerre des labels ? Faut-il choisir son camp ?

Pour Climène KOECHLIN, pas de doute : qu’importe le label, pourvu qu’il y ait le mouvement ! L’urgence climatique et sociétale exige une réponse rapide, l’important est donc que les entreprises s’engagent dans ce processus de limitation de leurs impacts, en choisissant le label qui leur convient le mieux.

  • Y a-t-il des domaines « interdits » dans B Corp ?

Le B Lab (chargé d’auditer les entreprises postulantes) prend en effet en compte le domaine d’activité de l’entreprise : l’armement par exemple, est ainsi un secteur qui sera jugé sur ses impacts sociétaux et dont la note sera forcément dégradée en conséquence.
Il n’est cependant pas impossible d’être B Corp tout en étant dans un secteur controversé, c’est le cas avec Château Maris lié au secteur de l’alcool.

  • Y a-t-il une taille minimale pour être B Corp ?

Non, toutes les entreprises peuvent être certifiées B Corp, de l’autoentreprise jusqu’à la multinationale.

Retrouvez cet événement dans la presse :

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